Homélie du dimanche 4 janvier 2026 - Epiphanie

10 janvier 2026

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Transcrit par TurboScribe.ai

Le Seigneur soit avec vous L’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu Au chapitre deuxième du livre de l’Évangile selon saint Matthieu, Jésus est né à Bethléem, en Judée, au temps du roi Hérode, le grand. Or, voici que des mages, venus d’Orient, arrivèrent à Jérusalem, et ils demandèrent « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient, et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé et tout Jérusalem avec lui.

Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple pour leur demander « Où devait naître le Christ ? » et lui répondre à Bethléem en Judée. Car voici ce qui est écrit par le prophète « Et toi, Bethléem, terre de Judas, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judas, car de toi sortira un chef qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile leur était apparue.

Puis il les envoya à Bethléem en leur disant « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant, et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille moi aussi me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.

Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leur coffret et lui offrirent leurs présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Acclamons la parole de Dieu. Louons la voix, Seigneur Jésus.

De bons matins j’ai rencontré le train de Troyes. Chers frères et sœurs, d’abord encore une fois mes meilleurs vœux, mais ce souhaiter des vœux que sera cette année ? Sur le bulletin paroissial vous verrez un peu la contenance de ces vœux. Je voudrais en premier lieu, si on a chanté ce chant des rois mages, c’est parce qu’il nous indique déjà comment bien vivre notre année.

La première chose, pour trouver Dieu, il faut se mettre en chemin. Il ne faut pas rester sur son canapé à regarder la télévision. Je ne dis pas que vous ne pouvez pas regarder la télévision, mais il ne faut pas y rester, parce que pour trouver Dieu, il faut sortir de chez soi pour aller comme les mages, admirer déjà la création toute entière.

Regardez l’étoile, on l’a symbolisé, mais qu’est-ce que veut dire l’étoile ? Eh bien, voilà ces mages qui étaient les sages de leur temps, ils étaient à l’extérieur pour contempler l’œuvre de la création. Parce qu’en voyant la voûte céleste, ils se sont rendus compte, comme nous, je l’espère, qu’il y avait bien plus grand encore que tout ce que nous pouvions admirer. Mais ce que nous admirions à travers la création nous fait pousser un chant de louange.

Que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes, Seigneur, Seigneur, tu nous combles de joie. Que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes, Seigneur, Seigneur, tu nous combles de joie. La création toute entière nous fait nous réjouir.

Pourquoi ? Parce qu’à travers les lois physiques qui sont maintenues d’une manière incroyable, il y a la perception d’une immensité de galaxies que nous savons maintenant que le monde que nous voyons est traversé encore plus par des galaxies immenses, on ne sait même pas les dénombrer. Et tout ce qui est incroyable encore plus, c’est que tout cela nous ramène à une petite tête d’épingle qu’on appelle la Terre. Et la Terre, on l’appelle aussi la biosphère.

Parce que cet endroit-là, il y a la vie. Le miracle de la vie. Et voilà déjà la première chose.

Si je veux vivre cette année 2026, il faut que je sois comme nos rois mages. Eh bien, il faut que je sois admiratif. Nous avons vu son étoile.

L’étoile annonce un nouveau-né, la vie. C’est ça qui doit nous rendre plein d’admiration. C’est pour ça que la création toute entière, elle chante la gloire de Dieu.

A lui, honneur, puissance et gloire. Alors, ils se sont mis en route parce qu’ils ont vu l’étoile et à travers l’étoile, ils ne se sont pas arrêtés. Ils n’en ont pas fait une idole.

Ils sont allés trouver ce nouveau-né. Mais alors, la deuxième leçon, c’est qu’ils s’arrêtent à... Où est-ce qu’ils s’arrêtent ? Non ? Mauvaise réponse. À Jérusalem.

Alors, ils vont à Jérusalem parce que c’est la capitale d’Israël. Et tous ces mages venus d’Orient, ils savent très bien qu’il y a eu un événement tout à fait incroyable dans l’histoire des hommes. Dieu a parlé à Abraham.

Il s’est révélé à lui comme étant le Dieu unique en lui disant, tu seras le père dans la foi d’une multitude. Et c’est cette promesse qui se réalise dans le peuple d’Israël qui a reçu la révélation du Dieu unique qui non seulement est un Dieu unique, mais qui est un Dieu proche, un Dieu qu’on appelle père, déjà dans l’Ancien Testament. Et un Dieu qui veut une relation cordiale.

Alors, ils vont à Jérusalem pour demander la parole révélée. C’est très important, ils ne se sont pas arrêtés à l’étoile. L’étoile les a guidés à Jérusalem et érode avec tout son personnage tragique, hélas, de ce roi qui va tuer tous les enfants après.

Eh bien, il fait convoquer tous les scribes et les prêtres qui ont la charge d’enseigner la révélation de Dieu. Et pour nous, c’est une bonne leçon parce que nous avons reçu la parole de Dieu aussi. Il nous faut la propager, il faut la donner.

Et voilà que les prêtres disent, mais non, ce n’est pas à Jérusalem, c’est à Bethléem, effectivement, qui veut dire maison du pain. Voilà que le Sauveur vous sera donné. Très important, cette annonce de la parole de Dieu.

Deuxième lumière, vous voyez, il y avait l’étoile, il y a la parole de Dieu. Ils vont à Bethléem et l’étoile est toujours là, ils se réjouissent. Et puis enfin, la troisième leçon, c’est ça qui est peut-être le plus important encore, c’est que le message central de la création, le message central de la révélation, c’est que l’or, l’encens, la myrrhe sont des objets qui vont être déposés devant l’enfant pour un acte de foi en la vie éternelle qui est le grand trésor de nos vies.

L’or, c’est les richesses. Est-ce que les richesses, elles sont nécessaires ? Dieu ne condamne pas la richesse au sens de fructifier son avoir, etc. Mais il nous dit à quoi sert l’homme de gagner l’univers tout entier s’il en vient à perdre son âme.

Donc l’or nous indique déjà un autre trésor. Dieu en nous et nous en Dieu. C’est l’eucharistie que nous allons célébrer d’ailleurs.

L’encens, c’est magnifique. L’encens, ça nous redresse de cette terre vers le ciel parce que l’encens est le symbole de notre mission à nous. Nous sommes des êtres reliés, pas que entre nous.

Si nous sommes frères et sœurs entre nous, c’est que nous sommes frères et sœurs d’un même père. Et la grande mission des hommes sur la terre, c’est de louer Dieu, c’est de prier Dieu, c’est de vivre avec Dieu. C’est ça la grande leçon.

Et l’encens est comme une prière qui monte de la terre vers le ciel avec toutes nos joies et nos peines, nos angoisses et nos souffrances. Tout cela est porté. Et c’est le rôle de l’homme qui est conscient de pouvoir ramener toute la création comme une louange, que nous soyons louanges à la gloire de Dieu.

Et puis enfin, la myrrhe. La myrrhe vient nous percer le secret qui va enlever définitivement de notre cœur toute angoisse et toute peur. Ne craignez pas, j’ai vaincu la mort et le péché.

Je suis passé de la vie à l’autre vie. La myrrhe, nous la verrons le matin de Pâques. D’ailleurs, pour ceux qui sont allés au Saint-Sépulcre, déjà, vous savez que la pierre tombale qu’on présente, elle est remplie de myrrhe.

Parce que la myrrhe, c’était l’embaumement du corps. Et l’embaumement, bien sûr, on peut s’arrêter à la mort, mais ce n’est pas ça. L’embaumement, c’est pour dire j’ai vaincu la mort.

Corps et âme, le Christ est vivant. Et à travers la vie du Christ, nous, nous sommes vivants. Tu ne mourras pas.

Tu entreras dans l’autre vie. Avec aussi la résurrection. Voilà pourquoi, eh bien, il nous faut chanter, chanter le Seigneur, chanter parce qu’il a fait des merveilles.

Chantez avec moi le Seigneur, célébrez-le sans fin. Pour moi, il a fait des merveilles et pour vous, il fera de même. Merci aux mages de nous avoir montré le chemin.

Transcrit par TurboScribe.ai