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Transcrit par TurboScribe.ai
Le Seigneur soit avec vous, et avec votre esprit. Évangile de Jésus-Christ selon Saint-Luc. Gloire à toi Seigneur.
Au chapitre deuxième. En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem. Ils découvrirent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent et glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. Acclamons la parole de Dieu.
Gloire à toi Seigneur Jésus. Puisque vous êtes venus ce soir, vous avez le droit en priorité à mes meilleurs voeux, bien sûr. Bonne, heureuse et sainte année, une bénédiction spéciale à tous les étages, des pieds à la tête en passant par le cœur.
Et alors, justement, on en parlera dimanche prochain, qui sera la solennité de l’Épiphanie. La liturgie de ce 1er janvier, qui est à la fois aussi une liturgie mariale, parce que Marie est maîtresse de vie spirituelle, elle est aussi la journée mondiale de la paix, et évidemment, mes premiers mots, c’est pour vous demander de prier, mais c’est une évidence pour les victimes de cette terrible incendie, à Grand-Montana, en Suisse, vraiment prier. D’ailleurs, les personnes qui ont réussi à se sauver de cette nuit terrible, ont fait aussi tout de suite un témoignage de prière.
Vous voyez comme quoi j’ai entendu tout à l’heure un jeune qui a réussi à s’en sortir et qui demandait qu’on prie pour ceux qui étaient, hélas, décédés, et leurs familles, bien sûr. Voilà, ça nous montre d’ailleurs que nous devons être dans cette attitude de prière. Alors, justement, les premiers mots de la liturgie de ce jour, de la lecture du livre des nombres, et le psaume qu’on a entendu aussi, qu’on a chanté ensemble, c’est d’abord un mot qui vient de Dieu lui-même, bénédiction, Dieu nous bénit.
C’est-à-dire qu’en Dieu, il n’y a qu’un grand désir de faire du bien et de dire du bien. Dieu ne dit jamais du mal, et Dieu, bien sûr, ne fait jamais du mal. Il bénit dès le commencement.
Commencement, on est au commencement d’une nouvelle année, et bien, nous nous plaçons dans le commencement divin, et il nous bénit. Ce mot de bénédiction, il doit être compris comme une attitude qui nous relie à notre Père du Ciel. On le verra à la fin.
Mais c’est très important, nous devons être des bénissants, c’est-à-dire des gens qui portent le bien et qui le propagent ce bien. Et toujours avec un désir de porter, de supporter, de se dévouer, de pardonner. Pas de condamnation, pas de jugement, mais des bénédictions.
C’est surtout ça. D’ailleurs, la liturgie qui nous anime est toujours une liturgie de bénédiction, parce que ça vient de Dieu, c’est le cœur de Dieu. Rappelez-vous d’ailleurs les paraboles de Jésus, et puis même sa façon de voir les événements qui touchent le monde.
Jésus toujours dit « Vous croyez qu’ils étaient pires que vous, vous croyez que... » Non, non, non, il faut bénir. Le mot de bénédiction au commencement d’une année, c’est merveilleux. Voici que je fais une année de grâces.
Terminons l’année jubilaire. En fait, le jubilé, il est de chaque année à chaque année, parce que nous sommes référés à un événement d’une bénédiction planétaire, je dirais atomique, une révolution atomique de l’amour. Dieu s’est fait homme.
Et ça, c’est incroyable. C’est cette bénédiction de Dieu sur nous qui bouleverse l’histoire. Et la première lecture achevée, le psaume, nous voyons l’évangile, et qu’est-ce que nous entendons dans l’évangile ? « Fides ex auditu » Les bergers ont entendu, ils ont annoncé, mais qu’est-ce qu’ils ont annoncé ? Ce que Marie et Joseph, et bien sûr l’ange, leur ont annoncé fidèles aux dépôts révélés.
Ce petit nouveau-né, c’est le Fils de Dieu fait homme. C’est Jésus, Dieu sauveur. C’est cette annonce qui bouleverse.
Et l’attitude de Marie nous plonge dans cette année à une attitude d’écoute. Vous voyez, les bergers ont écouté, les anges eux-mêmes ont écouté, puisque les anges sont les fidèles serviteurs de Dieu, les messagers de Dieu, ils ont écouté. Les bergers écoutent, Marie écoute, elle retient tout dans son cœur.
Bénir, écouter, voilà des attitudes profondes qui doivent animer notre année, une année qui commence. Mais écouter quoi ? Évidemment, la lecture de Saint Paul nous le redit avec force au Galate. Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ce qui était soumis à la loi.
Et l’effet de cette annonce, l’effet aussi de cette écoute, l’effet aussi de cette intériorité, méditer tout cela dans son cœur, provoque en nous le jubilé profond, qui nous fait dire, poussé par l’Esprit-Saint, dans la grâce de ce nouveau-né, de ce petit-enfant, puisque nous sommes reliés à lui, membres du cœur du Christ, ce nous fait dire, à pas, Père. Voilà, je dirais, cette attitude qui doit animer chaque journée, si chaque matin, chaque soir, vous levez en faisant votre signe de croix, puis ensuite en vous couchant, pareil aussi, et puis si vous savez reconnaître notre Père du Ciel, et vous en remettre, si vous savez bénir, écouter aussi, et rester dans cette bénédiction. Alors voilà, c’est ça les vœux, le grand désir qu’on doit avoir les uns les autres, c’est d’être porteur de cette bonne nouvelle du salut.
L’enfant reçut le nom de Jésus, Dieu sauveur. Merci, Marie, d’avoir été la mère du Sauveur, merci aussi aux bergers d’avoir écouté, nous avoir entendu aussi, merci aux anges de nous avoir aussi été annoncés, merci surtout à Dieu, Père, Jésus et Saint-Esprit. Amen.
Transcrit par TurboScribe.ai


